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07/06/2015 à 15:53:00

La pollution diesel et les risques sur la santé

"Être exposé aux polluants atmosphériques c'est entrer en contact avec eux par l'intermédiaire de l'air ambiant. L'effet sanitaire éventuel est lié, notamment à la "dose absorbée". Cette dose est éminemment difficile à mesurer (Plan Régional IDF sur la Qualité de l'Air - PRQA, 1999)
L'impact de la pollution dépend de notre état de santé, de la concentration des polluants dans l'air, de la durée d'exposition, et de l'importance des efforts physiques que nous réalisons.
Ces quatre facteurs sont très importants dans l'évaluation précise de risques sanitaires liés à la pollution chez un individu. Et, ce dernier point est particulièrement sensible dans les zones de loisirs où les activités physiques et sportives sont nombreuses et les enfants plus fragiles présents.

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10/11/2014 à 15:38:00

Lutter contre le réchauffement peut accroître la pollution

Bénéfiques pour le climat, le recours aux moteurs Diesel ou au chauffage au bois dégradent, dans le même temps, la qualité de l'air.

Et si l'indispensable combat contre le réchauffement climatique avait occulté la bataille tout aussi pertinente contre la pollution atmosphérique ? Au point de réaliser aujourd'hui que des mesures permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre, comme le CO2, ont également pour conséquence de dégrader la qualité de l'air que l'on respire… Les exemples allant dans ce sens n'ont pas manqué lors du colloque organisé sur ce thème, la semaine dernière, à Strasbourg, par l'Association pour la prévention de la pollution atmosphérique (Appa) sur le thème.

«Il y a aujourd'hui une question très controversée sur le choix à effectuer entre essence ou diesel pour les voitures », a ainsi expliqué Roy Harrison, chercheur à l'université de Birmingham. «Le diesel émet moins de CO2 que l'essence et est donc meilleur pour le climat que l'essence. En revanche, il relâche beaucoup plus de particules. C'est le type même de solution gagnante-perdante » poursuit le spécialiste. «Afin de réaliser des économies d'énergie, on calfeutre les maisons. Attention à la dégradation de l'air intérieur», lance de son côté Philippe Richert, sénateur et président du Conseil national de l'air. «À Londres, les programmes en faveur de l'utilisation du bois-énergie ont été suspendus en raison d'un rapport montrant un accroissement des émissions de microparticules (PM10)», renchérit John Murlis, chercheur à l'Appa de Grande-Bretagne.

L'effet «refroidissant» des microparticules

De fait, les deux problématiques n'ayant pas émergé en même temps, elles ont été abordées séparément dans beaucoup de pays. C'est ce qui s'est produit récemment dans le cadre du Grenelle. Cette séparation a aussi quelques explications techniques. «Les gaz à effet de serre ont une durée de vie très longue et leur modélisation est assez facile », poursuit Roy Harrison, qui ajoute : «Ce n'est pas le cas des polluants qui ne restent que quelques jours dans l'atmosphère», avant de retomber sur le sol.

Pour autant, les scientifiques ne cessent de progresser dans la connaissance des effets croisés de certains polluants dans le changement climatique, et réciproquement. C'est vrai depuis longtemps pour l'ozone qui aggrave l'effet de serre. À l'inverse, en stoppant les rayons du soleil, les microparticules ont un effet refroidissant. «Les climatologues du Giec (Groupement intergouvernemental d'étude du climat, NDLR) qui ont commencé leurs travaux dans les années 1970 avec quasiment les seules données météorologiques ont développé au fil des ans des modèles de plus en plus sophistiqués. Ils ont introduit ces dernières années le rôle des aérosols», commente Daniel Martin, chargé de mission sur le climat au ministère de l'Écologie. «La prochaine étape sera d'intégrer les effets liés à l'interaction des polluants entre eux», ajoute Richard Mills, président de l'Union internationale des Appa.

Parallèlement, plus les recherches avancent, plus les réponses se doivent d'être subtiles. Il existe des réponses «gagnantes-gagnantes» : produire par exemple de l'électricité à partir de gaz plutôt que du charbon permet à la fois de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de diminuer les polluants atmosphériques. Il en va de même lorsque les transports en commun sont privilégiés par rapport à l'individuel.

Mais attention, prévient Karl-Friedrich Ziegahn, ingénieur au centre de recherche de Karlsruhe en Allemagne : «Même si l'on constate des effets négatifs d'une technique sur la pollution atmosphérique, nous ne devons pas arrêter les recherches. Il faut discuter, réfléchir, mais il ne faut surtout pas fermer la porte.»

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